Rentabilité d'un investissement locatif : calcul, taux et pièges à éviter
Calculez la rentabilité de votre investissement locatif : formules brute, nette et nette-nette, impact fiscal, dispositifs 2026 et cas pratique chiffré.


La rentabilité d'un investissement locatif se mesure sur trois niveaux : brute, nette de charges et nette-nette après impôt. Limiter le calcul au premier étage : le loyer annuel divisé par le prix d'achat : conduit à surestimer la performance réelle et, dans certains cas, à acheter un bien dont le cashflow devient négatif dès la première vacance locative. Ce guide déroule les trois formules, les applique à un cas concret chiffré et intègre les dispositifs fiscaux actifs en 2026 : Denormandie, Loc'Avantages et le nouveau dispositif Jeanbrun.
En bref
- Un rendement brut de 5 % peut cacher une rentabilité nette-nette inférieure à 1,5 % une fois charges et impôt déduits
- L'effet de levier du crédit permet une création de patrimoine positive même quand le cashflow est négatif les premières années
- Le choix du régime fiscal (micro-foncier, réel, LMNP) modifie la rentabilité nette-nette parfois plus que le prix d'achat lui-même
- Les trois dispositifs fiscaux actifs en 2026 (Denormandie, Loc'Avantages, Jeanbrun) ne sont pas cumulables sur un même bien
- Intégrer une provision vacance locative d'au moins 4 % du loyer annuel évite les mauvaises surprises de trésorerie
Les trois niveaux de rentabilité locative à connaître
Trois indicateurs mesurent la performance d'un placement locatif. Les connaître évite de comparer des pommes et des oranges : un rendement brut de 7 % dans une ville moyenne peut, une fois fiscalité déduite, tomber sous les 3 %, tandis qu'un bien à 4 % brut en zone tendue, peu chargé et bien optimisé fiscalement, délivre un rendement net-net supérieur.
Voici les trois formules, sans détour.
- Rentabilité brute : (loyer annuel hors charges ÷ prix d'achat frais d'agence inclus) × 100. Elle exclut les charges de copropriété, la taxe foncière, les intérêts d'emprunt, l'entretien et l'impôt.
- Rentabilité nette de charges : (loyer annuel − charges non récupérables − taxe foncière − provision vacance − intérêts d'emprunt) ÷ prix d'achat total × 100. C'est le revenu que l'investisseur encaisse avant impôt.
- Rentabilité nette-nette : même calcul, mais on retire l'imposition sur les revenus fonciers (ou on ajoute la réduction d'impôt si dispositif fiscal). C'est le rendement après impôt, le seul comparable à un placement financier net de prélèvements.
📌 Important : comparer la rentabilité d'un investissement locatif à un placement financier (Livret A, assurance-vie, SCPI) exige d'utiliser le rendement net-net, seul indicateur après fiscalité. Les rendements affichés par les promoteurs et agents sont presque toujours bruts.
Rentabilité brute : la formule de départ
La formule, simple, est la suivante : (loyer mensuel × 12) ÷ (prix d'achat + frais de notaire + frais d'agence) × 100.
Un appartement acheté 200 000 € (frais d'agence inclus) avec 18 000 € de frais de notaire, loué 850 € par mois hors charges, affiche une rentabilité brute de (850 × 12) ÷ 218 000 × 100 = 4,68 %.
Cet indicateur, rapide, sert de filtre initial pour comparer plusieurs biens entre eux. Il ne dit rien de ce qui reste en poche en fin d'année. Une erreur classique : retenir le prix d'achat net vendeur en oubliant les frais de notaire (environ 8 % dans l'ancien), ce qui gonfle artificiellement le taux affiché.
Rentabilité nette de charges : ce que vous encaissez vraiment
La rentabilité nette de charges soustrait du loyer toutes les dépenses que le propriétaire supporte réellement. Voici la formule détaillée :
(Loyer annuel − charges de copropriété non récupérables − taxe foncière − assurance PNO − provision vacance locative − intérêts d'emprunt − frais de gestion) ÷ prix de revient total × 100.
Concrètement, pour le même appartement à 200 000 € :
Le loyer annuel brut est de 10 200 €. On retire 1 200 € de charges non récupérables, 900 € de taxe foncière, 150 € d'assurance propriétaire non occupant, une provision de 4 % du loyer annuel pour vacance locative (408 €), 2 500 € d'intérêts d'emprunt la première année, et 612 € de frais de gestion locative (6 %). Résultat : une rentabilité nette de charges de (10 200 − 5 770) ÷ 218 000 × 100 = 2,03 %.
On passe de 4,68 % brut à un peu plus de 2 % net de charges. L'écart est brutal, et il l'est d'autant plus que l'emprunt est récent (les intérêts pèsent lourd les premières années).
Rentabilité nette-nette : l'impact de la fiscalité sur votre rendement
Dernière marche, la plus déterminante : la rentabilité nette-nette intègre l'impôt sur les revenus fonciers et les prélèvements sociaux (CSG-CRDS à 17,2 %).
Pour un contribuable dans la tranche à 30 %, le taux marginal d'imposition sur les revenus fonciers atteint 47,2 % (30 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). En reprenant l'exemple précédent, si le revenu foncier imposable après déduction des charges est de 3 000 €, l'impôt s'élève à environ 1 416 €. La rentabilité nette-nette tombe alors à (10 200 − 5 770 − 1 416) ÷ 218 000 × 100 = 1,38 %.
Un dispositif fiscal comme Loc'Avantages ou Denormandie peut ramener cette imposition à zéro, voire générer une réduction d'impôt qui améliore le rendement net-net au-delà du rendement net de charges. D'où l'intérêt de simuler plusieurs scénarios fiscaux avant d'acheter. Le simulateur de l'ANIL, accessible gratuitement, permet ces projections.
Cas pratique chiffré : calculer la rentabilité d'un appartement à 200 000 €
Prenons un scénario réaliste pour illustrer les trois niveaux de rendement calculés précédemment. Ce cas pratique ne constitue pas un conseil d'achat : il sert uniquement à montrer l'écart entre les indicateurs selon les hypothèses retenues.
Le bien choisi est un appartement de 45 m² situé dans une ville moyenne de province, acquis en 2026. Le financement repose sur un emprunt couvrant la totalité du prix d'achat (hors frais), une configuration classique pour un premier investissement locatif avec un bon profil emprunteur. Tous les montants sont TTC et les pourcentages arrondis au centième.
Données du scénario : prix, loyer et charges
Voici les paramètres retenus pour cette simulation, construits à partir d'ordres de grandeur observés sur le marché en 2026.
- Prix d'achat net vendeur : 200 000 €
- Frais de notaire (8 % dans l'ancien) : 16 000 €
- Frais d'agence : inclus dans le prix d'achat
- Prix de revient total : 216 000 €
- Loyer mensuel hors charges : 850 €
- Charges de copropriété non récupérables : 1 200 € / an
- Taxe foncière : 900 € / an
- Assurance propriétaire non occupant (PNO) : 150 € / an
- Provision vacance locative : 4 % du loyer annuel (408 €)
- Frais de gestion locative : 6 % du loyer annuel (612 €)
- Emprunt : 200 000 € sur 20 ans à 3,20 % (taux d'intérêt constaté début 2026)
- Intérêts d'emprunt (1re année) : environ 6 200 €
- Tranche marginale d'imposition (TMI) : 30 %
- Régime fiscal : micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %)
Le financement repose sur un emprunt couvrant la totalité du prix d'achat (hors frais), une configuration classique si vous envisagez d'ailleurs d'emprunter pour votre investissement locatif avec un bon profil.
L'hypothèse de taux d'emprunt à 3,20 % correspond à une fourchette de marché constatée début 2026. Pour une simulation personnalisée, le module prêt immobilier investissement locatif permet d'ajuster ce paramètre.
Du brut au net-net : les chiffres pas à pas
Les chiffres du cas pratique, déroulés pas à pas :
- Rentabilité brute : (850 × 12) ÷ 216 000 × 100 = 4,72 %
- Charges annuelles totales : 1 200 + 900 + 150 + 408 + 612 = 3 270 € (hors intérêts)
- Résultat net avant intérêts : 10 200 − 3 270 = 6 930 €
- Intérêts d'emprunt (année 1) : environ 6 200 €
- Résultat net de charges : 6 930 − 6 200 = 730 €
- Rentabilité nette de charges : 730 ÷ 216 000 × 100 = 0,34 %
Pour le calcul net-net en micro-foncier : le revenu imposable est le loyer annuel (10 200 €) moins l'abattement forfaitaire de 30 % (3 060 €), soit 7 140 €. Appliquons la TMI de 30 % et les prélèvements sociaux de 17,2 %, soit un taux global de 47,2 %.
Impôt = 7 140 × 47,2 % = 3 370 €. Résultat net-net = 730 − 3 370 = −2 640 €.
La rentabilité nette-nette est négative la première année : environ −1,22 %. Ce cas, fréquent en début d'emprunt, illustre pourquoi le calcul brut seul est trompeur. Il ne signifie pas que l'investissement est mauvais : il le serait si le cashflow restait négatif après prise en compte du capital amorti.
L'effet de levier du crédit sur la performance globale
L'effet négatif des intérêts sur la première année masque un phénomène plus profond : l'effet de levier du crédit.
Avec un emprunt de 200 000 € à 3,20 % sur 20 ans, la mensualité s'établit autour de 1 132 €. Le loyer (850 €) ne couvre pas la mensualité : l'investisseur doit apporter environ 282 € par mois de sa poche. Pourtant, chaque mensualité rembourse une part de capital qui augmente son patrimoine net.
La première année, l'amortissement du capital représente environ 7 400 €, soit bien plus que le cashflow négatif de 2 640 €. La création nette de patrimoine est donc positive : environ 7 400 − 2 640 = 4 760 € sur l'année.
Avec le temps, les intérêts diminuent (amortissement progressif) et le loyer augmente (indexation annuelle). Le cashflow devient positif, généralement entre la 6e et la 10e année selon les hypothèses. C'est ce mécanisme de création patrimoniale par l'emprunt qui justifie l'investissement locatif même en cas de rentabilité nette-nette faible ou temporairement négative.
Pour approfondir ce mécanisme, consultez notre analyse détaillée sur l'investissement locatif rentable en 2026.
À noter qu'une stratégie d'investissement locatif en SCI peut également avoir un impact significatif sur l'optimisation de votre rendement.
Quel est le bon taux de rendement locatif ?
Il n'existe pas de seuil universel de « bon » rendement locatif. La fourchette dépend du type de bien, de la localisation et du niveau de risque accepté.
En pratique, les taux bruts observés sur le marché français s'échelonnent de 2,5 % à 8 % selon les zones. La moyenne nationale brute se situerait autour de 4 à 5 %, mais ce chiffre agrège des réalités locales très disparates : un studio à Paris affiche souvent moins de 3 % brut, quand un immeuble de rapport dans une ville du centre de la France peut dépasser 8 %.
Le taux pertinent pour comparer des investissements entre eux reste le rendement net-net, le seul qui intègre toutes les ponctions. Un bien à 5 % brut peut délivrer un net-net de 1,5 %, tandis qu'un meublé LMNP optimisé à 4 % brut peut ressortir à 3 % net-net. L'impact fiscal change radicalement la hiérarchie des projets.
Villes tendues : rendement bas, risque locatif faible
Paris, Lyon, Bordeaux, Nice et les communes limitrophes de première couronne affichent des rendements bruts parmi les plus faibles de France : entre 2,5 % et 4 % pour un logement standard.
En contrepartie, le risque de vacance locative est structurellement bas grâce à une demande locative soutenue. La valorisation à long terme du bien compense partiellement la faiblesse du rendement immédiat. Les investisseurs y achètent moins pour le cashflow que pour la constitution d'un patrimoine à fort potentiel de plus-value.
Le risque principal, lui, est l'effet ciseau : un taux d'emprunt à 3,20 % pour un rendement brut à 2,8 %, c'est un cashflow négatif garanti les premières années : que seule la perspective de revente future justifie.
Villes moyennes et périphéries : des taux plus élevés, des risques à peser
Les villes de taille intermédiaire (Saint-Étienne, Limoges, Mulhouse, Perpignan) et les zones périurbaines offrent des rendements bruts sensiblement plus élevés : 5 % à 8 %, parfois plus pour des biens nécessitant des travaux.
Ce rendement supérieur comporte un risque locatif accru : vacance plus longue entre deux locataires, pression moins forte sur les loyers, profil de demandeurs plus variable. Une provision pour vacance locative de 4 à 6 % du loyer annuel, intégrée au calcul de rentabilité nette, est une précaution minimale.
Autre point à surveiller : la fiscalité locale. La taxe foncière peut y représenter 1,5 à 2,5 mois de loyer annuel, contre 0,5 à 1 mois dans les grandes métropoles où les taux communaux sont historiquement plus bas. Cet écart de charges pèse directement sur le rendement net.
L'impact de la fiscalité sur la rentabilité réelle
La fiscalité est le facteur qui distingue le plus radicalement deux investissements de rendement brut identique. Le choix du régime d'imposition et du dispositif fiscal applicable détermine la rentabilité nette-nette. En 2026, trois dispositifs coexistent : Denormandie, Loc'Avantages et le nouveau dispositif Jeanbrun issu de la loi de finances 2026.
Le régime micro-foncier, le régime réel et le statut LMNP constituent les trois cadres fiscaux de droit commun. Le choix dépend du montant des charges déductibles et du niveau de loyer annuel.
💡 À noter : le changement de régime fiscal ne se fait pas en cours d'année. L'option pour le régime réel doit être exercée avant la date limite de déclaration des revenus de l'année concernée. Une fois choisie, elle est irrévocable pour l'année.
Micro-foncier et régime réel : quel régime choisir ?
Le micro-foncier s'applique par défaut aux revenus locatifs nus inférieurs à 15 000 € par an. Il offre un abattement forfaitaire de 30 % représentatif des charges, sans justification à fournir. Simple, mais pénalisant quand les charges réelles dépassent ce seuil de 30 %.
Le régime réel permet de déduire toutes les charges pour leur montant exact : intérêts d'emprunt, taxe foncière, travaux, frais de gestion, assurance. Il est obligatoire au-delà de 15 000 € de loyers annuels, mais peut être choisi sur option même en dessous. Un investisseur qui a engagé des travaux lourds ou supporte des intérêts importants a tout intérêt à opter pour le réel : les charges déductibles peuvent excéder le loyer imposable et générer un déficit foncier, imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an.
Le statut LMNP (location meublée non professionnelle), lui, permet l'amortissement comptable du bien et du mobilier, réduisant, voire annulant, le revenu imposable sur une longue période. Il est souvent plus favorable que le régime réel pour les locations meublées, mais impose des contraintes (bail meublé, inventaire, mobilier minimum).
Le statut LMNP (location meublée non professionnelle), lui, permet l'amortissement comptable du bien et du mobilier, réduisant, voire annulant, le revenu imposable sur une longue période et est souvent plus favorable que le régime réel pour les locations meublées, mais impose des contraintes (bail meublé, inventaire, mobilier minimum), un point à considérer quand on choisit d'opter pour la location-vente.
Dispositifs actifs en 2026 : Denormandie, Loc'Avantages, Jeanbrun
Trois dispositifs de réduction ou de déduction d'impôt sont actifs en 2026.
- Denormandie : valable pour l'achat d'un logement ancien à rénover dans un quartier dégradé (plan Action Cœur de Ville). La réduction d'impôt atteint 12 %, 18 % ou 21 % du prix d'achat selon la durée de location (6, 9 ou 12 ans). Plafond d'investissement : 300 000 € (source : economie.gouv.fr, 2026).
- Loc'Avantages : ex-Louer abordable, ce dispositif accorde une réduction d'impôt proportionnelle au niveau de loyer pratiqué, classé en trois paliers (Loc1, Loc2, Loc3). Plus le loyer est bas par rapport au marché, plus la réduction est importante. La réduction correspond à la différence entre 75 % et 80 % du cumul des revenus mondiaux de l'année précédente (source : service-public.gouv.fr, 2026).
- Jeanbrun (Relance logement) : nouveau dispositif créé par la loi de finances pour 2026 (source : economie.gouv.fr, 2026). Il prend la forme d'une déduction des revenus fonciers (et non d'une réduction d'impôt), ce qui le rend accessible même aux contribuables non imposables. Son périmètre exact (zonage, plafonds de loyer et de ressources) reste à préciser par décret.
Ces trois dispositifs ne sont pas cumulables sur un même bien. Un arbitrage est nécessaire, idéalement via une simulation fiscale comparée.
Pinel : ce qui change depuis le 1er janvier 2025
Le dispositif Pinel a pris fin le 1er janvier 2025 (source : service-public.gouv.fr, 2025). Depuis cette date, aucun investissement locatif neuf ne peut plus bénéficier de cette réduction d'impôt.
Les investisseurs ayant acquis un bien Pinel avant cette date conservent leur avantage fiscal jusqu'au terme de leur engagement (6, 9 ou 12 ans), sous réserve de respecter les conditions de location (plafonds de loyer, ressources du locataire, zone géographique). Aucune prorogation ni nouveau conventionnement n'est possible.
La fin du Pinel renforce mécaniquement l'intérêt des dispositifs encore actifs en 2026 : Denormandie pour l'ancien rénové, Loc'Avantages pour le locatif social intermédiaire, et Jeanbrun dont le déploiement est attendu dans les prochains mois.
L'erreur courante qui fausse votre calcul de rentabilité
L'erreur la plus répandue chez les primo-investisseurs : s'arrêter à la rentabilité brute affichée par l'annonce ou le conseiller, sans intégrer ni la vacance locative ni les charges non récupérables ni l'impôt.
Concrètement, voici le scénario-type : un bien annoncé avec un rendement brut de 7 %. L'acheteur valide son budget sur cette base. Six mois après l'acquisition, la taxe foncière tombe (1 200 €), les premières charges de copropriété non récupérables s'accumulent (800 €), et la vacance entre deux locataires dure deux mois (perte de 1 700 € de loyer). Le rendement net de charges s'effondre à 3,5 %. Puis vient l'impôt sur les revenus fonciers : avec une TMI à 30 %, le rendement net-net final atteint péniblement 1,8 %. Le cashflow prévisionnel, positif sur le papier, devient négatif de plusieurs centaines d'euros par mois.
Comment s'en prémunir ?
- Calculer systématiquement les trois niveaux de rentabilité avant l'offre d'achat.
- Intégrer une provision vacance locative d'au moins 4 % du loyer annuel, même en zone tendue.
- Demander les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale de copropriété pour identifier les charges réelles et les travaux votés.
- Simuler l'impôt avec le simulateur ANIL dans plusieurs hypothèses de régime fiscal.
⚠️ Attention : un rendement brut de 7 % qui devient 1,8 % net-net, ce n'est pas une hypothèse pessimiste, c'est le scénario central pour un contribuable en tranche 30 % avec un emprunt récent. Le vérifier avant d'acheter évite des difficultés de trésorerie durable.
Simulateur et tableau de calcul : comment aller plus loin
Plusieurs outils gratuits permettent de dépasser le calcul manuel approximatif et d'obtenir une projection fiable.
- Le simulateur ANIL (anil.org) : référence pour estimer les revenus nets et la fiscalité locative. Il intègre les principaux régimes (micro-foncier, réel, LMNP) et les dispositifs de réduction d'impôt. Gratuit, sans inscription.
- Les tableaux Excel : une feuille de calcul bien construite intègre le prix d'achat, les frais annexes, le loyer, les charges détaillées, les paramètres de l'emprunt (taux, durée, assurance) et le taux marginal d'imposition. Elle permet de faire varier chaque paramètre pour mesurer l'impact sur le rendement net-net.
- Les simulateurs en ligne des banques et courtiers : ils modélisent l'effet de levier en fonction du taux et de la durée d'emprunt. Pour une projection actualisée, le simulateur de prêt immobilier pour investissement locatif propose une modélisation 2026.
Les variables clés à renseigner pour un résultat fiable : prix de revient total (achat + frais), loyer annuel hors charges, charges détaillées (avec provision vacance), paramètres du crédit (taux, durée, assurance), TMI et régime fiscal applicable. Sans ces cinq blocs de données, le résultat reste une estimation fragile.
Fiche pratique
| Formule rentabilité brute | (loyer mensuel × 12) ÷ prix de revient total × 100 |
| Formule rentabilité nette | (loyer annuel − charges − taxe foncière − intérêts − provision vacance) ÷ prix de revient × 100 |
| Formule rentabilité nette-nette | rentabilité nette − impôt sur les revenus fonciers (IR + 17,2 % CSG-CRDS) |
| Plafond Denormandie | 300 000 € d'investissement maximum (economie.gouv.fr) |
| Loc'Avantages | réduction d'impôt entre 75 % et 80 % du cumul des revenus mondiaux (service-public.gouv.fr) |
| Pinel | dispositif fermé depuis le 1er janvier 2025 (service-public.gouv.fr) |
| Jeanbrun (Relance logement) | déduction des revenus fonciers, loi de finances 2026 (economie.gouv.fr) |
| Plafond micro-foncier | 15 000 € de loyers annuels (régime par défaut) |
| Déficit foncier imputable | 10 700 € par an sur le revenu global (régime réel) |
| Simulateur officiel | ANIL (anil.org), gratuit, sans inscription |
Sources
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- e-immobilier.credit-agricole.fr
Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.
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Foire aux questions
Quel est le bon taux de rendement locatif ?
Aucun seuil unique ne définit un « bon » rendement. La fourchette brute varie de 2,5 % dans les métropoles tendues à plus de 8 % dans certaines villes moyennes. C'est la rentabilité nette-nette, après impôt, qui doit servir de comparaison : un bien à 4 % brut optimisé fiscalement peut délivrer un meilleur rendement net qu'un bien à 7 % brut en micro-foncier.
Quel investissement locatif est le plus rentable ?
Le type de bien le plus rentable dépend du couple localisation-fiscalité. En 2026, la location meublée (LMNP) en ville moyenne offre souvent le meilleur compromis grâce à l'amortissement comptable, qui réduit l'imposition. Les biens à rénover sous Denormandie dans les quartiers prioritaires combinent prix d'achat décoté et réduction d'impôt, ce qui améliore le rendement net-net.
Quel est le rendement locatif actuel ?
En 2026, le rendement brut moyen national se situerait autour de 4 % à 5 %, avec des écarts très marqués : 2,5 % à 3,5 % à Paris, Lyon ou Bordeaux, contre 6 % à 8 % à Saint-Étienne, Limoges ou Mulhouse. Ces chiffres sont bruts : le rendement net-net, après charges et impôt, est généralement inférieur de 1,5 à 3 points selon la tranche marginale d'imposition.
Est-ce rentable d'investir dans du locatif ?
L'investissement locatif n'est ni « toujours rentable » ni « sans risque ». Sa performance réelle dépend du prix d'achat, du loyer praticable, de la fiscalité applicable et du coût du crédit. Un bien mal choisi ou mal simulé peut générer un cashflow négatif durable. Un bien bien calibré, financé par emprunt, produit un effet de levier patrimonial positif même avec un rendement net-net faible.
Comment calculer la rentabilité d'un investissement locatif en 2026 ?
Le calcul s'effectue en trois étapes : (1) rentabilité brute = loyer annuel / prix de revient × 100 ; (2) rentabilité nette = (loyer annuel − charges non récupérables − taxe foncière − intérêts d'emprunt − provision vacance) / prix de revient × 100 ; (3) rentabilité nette-nette = rentabilité nette − impôt (IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Le simulateur ANIL (anil.org) automatise ces calculs gratuitement.
Micro-foncier ou régime réel : quel est le plus avantageux ?
Le micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) est plus simple et souvent plus favorable quand les charges réelles sont inférieures à 30 % du loyer. Le régime réel devient plus avantageux quand les intérêts d'emprunt, les travaux et la taxe foncière dépassent ce seuil. Un contribuable en tranche élevée avec un emprunt récent a presque toujours intérêt à opter pour le réel.
