Simulateur d'investissement locatif : guide complet pour calculer
Utilisez un simulateur investissement locatif pour calculer rentabilité brute, nette et fiscale. Dispositifs 2026 (Denormandie, Relance logement), méthodes

Un simulateur d'investissement locatif est un outil essentiel pour calculer la performance réelle d'un projet en 2026. Il permet d'évaluer la rentabilité nette après charges et impôts, et pas seulement le rendement brut. Pensez à y intégrer les dispositifs fiscaux comme Denormandie ou le nouveau "Relance logement".
Un simulateur d'investissement locatif analyse la viabilité financière de votre projet au-delà du simple rendement brut. En intégrant prix d'achat, frais, loyer, charges et fiscalité, il évalue la rentabilité nette et l'effort d'épargne réel. Pour l'année 2026, il est crucial d'y intégrer les dispositifs en vigueur comme le Denormandie ou le nouveau mécanisme "Relance logement" pour obtenir une projection juste. Les outils officiels de la DGFiP et de service-public.fr sont des références pour cela.
En bref
- La rentabilité brute est un indicateur insuffisant ; seule la rentabilité nette après impôts reflète la performance réelle de l'investissement.
- Les simulateurs officiels et gratuits (impots.gouv.fr, service-public.fr) sont à privilégier pour leur fiabilité, notamment pour la partie fiscale.
- En 2026, les nouveaux dispositifs comme "Relance logement" doivent être manuellement intégrés dans les calculs pour une simulation précise.
- Omettre des charges comme la vacance locative, la taxe foncière ou les grosses réparations est l'erreur la plus courante qui fausse les résultats.
- Un cas pratique Denormandie montre que l'avantage fiscal peut significativement améliorer le cash-flow et la rentabilité finale d'un projet.
Ce qu'un simulateur investissement locatif calcule vraiment
L'utilisation d'un simulateur investissement locatif repose sur la compréhension de trois niveaux de calcul distincts. Chaque niveau affine la vision de la performance réelle de votre projet. Ignorer les deux derniers niveaux est la principale source d'erreur dans l'évaluation d'un bien. Le calcul doit être une analyse complète de tous les flux financiers entrants et sortants pour éviter les mauvaises surprises.
Un bon outil de simulation ne se contente pas de donner un chiffre unique, mais détaille la composition du résultat. Il doit permettre de visualiser l'impact de chaque poste de dépense sur le rendement final. C'est en modulant ces paramètres (loyer, charges, fiscalité) que l'investisseur peut tester la robustesse de son projet face à différents scénarios, comme une augmentation des charges ou une période de vacance locative. L'objectif est de transformer une simple idée en un plan financier solide.
Pour aller plus loin, vous pouvez également apprendre à calculer un investissement locatif en explorant les différentes méthodes.
Rentabilité brute : la formule de départ
La rentabilité brute est le premier indicateur, le plus simple à calculer. Sa formule est : (Loyer mensuel x 12) / Coût total d'acquisition x 100. Le coût d'acquisition inclut le prix du bien, les frais d'agence et les frais de notaire. Cet indicateur est souvent mis en avant dans les annonces immobilières car il est le plus flatteur.
Cependant, il ne donne qu'une image très partielle de la réalité. Il ne tient compte d'aucune des dépenses que vous devrez assumer en tant que propriétaire bailleur. Il doit donc être considéré comme un simple point de départ pour une première sélection rapide de biens potentiels, mais jamais comme un critère de décision final. Un rendement brut élevé peut masquer des charges de copropriété importantes ou une taxe foncière prohibitive.
Rentabilité nette de charges : ce que le brut ne montre pas
La rentabilité nette de charges offre une vision plus juste. Elle intègre les dépenses inhérentes à la possession du bien. La formule s'affine : ((Loyer mensuel x 12) - Charges annuelles) / Coût total d'acquisition x 100.
Une analyse approfondie de la rentabilité d'un investissement locatif inclut une évaluation méticuleuse de ces charges.
Les charges à déduire ici sont nombreuses et ne doivent pas être sous-estimées.
- La taxe foncière.
- Les charges de copropriété non récupérables sur le locataire (honoraires du syndic, entretien de l'immeuble...).
- Les frais de gestion locative si vous déléguez à une agence.
- L'assurance propriétaire non-occupant (PNO), qui est obligatoire.
- Les frais d'entretien et de petites réparations.
Ce calcul permet déjà d'éliminer les biens dont le rendement brut attractif cachait des frais de fonctionnement élevés. Il se rapproche du flux de trésorerie que le bien génère avant l'intervention de l'administration fiscale.
Rentabilité nette-nette : l'impôt change tout
C'est l'indicateur le plus important, celui qui mesure ce qu'il vous restera réellement. La rentabilité "nette-nette" ou nette d'impôts prend en compte l'impact de la fiscalité sur vos revenus locatifs. Le calcul devient : ((Loyer mensuel x 12) - Charges annuelles - Impôts et prélèvements sociaux) / Coût total d'acquisition x 100.
L'imposition dépend de votre tranche marginale d'imposition (TMI) et du régime fiscal choisi (micro-foncier ou réel). Le régime réel, souvent plus avantageux, permet de déduire de nombreuses charges (dont les intérêts d'emprunt), ce qui diminue la base imposable. Les dispositifs de défiscalisation (Denormandie, Loc'Avantages...) entrent en jeu à cette étape et peuvent considérablement améliorer ce rendement final. Seul ce calcul permet d'estimer votre cash-flow locatif réel, c'est-à-dire la différence entre les encaissements et les décaissements.
Ce point est essentiel pour évaluer correctement votre achat investissement locatif.
Quels paramètres renseigner pour un calcul fiable
La fiabilité d'une simulation dépend entièrement de la qualité des données que vous y injectez. Des estimations trop optimistes ou des oublis peuvent rendre le résultat final complètement erroné et conduire à une décision d'investissement malheureuse. Chaque chiffre doit être vérifié et basé sur des informations concrètes plutôt que sur des suppositions.
Il est essentiel d'adopter une approche conservatrice dans ses estimations. Par exemple, prévoir une vacance locative d'un mois par an, même dans un marché tendu, permet de sécuriser le modèle économique. De même, provisionner un budget annuel pour les travaux imprévus est une pratique saine. Le but du simulateur n'est pas de produire le chiffre le plus élevé possible, mais le plus réaliste pour évaluer la viabilité et les risques du projet. Pour calibrer vos estimations, sachez que le prix moyen de l'immobilier au niveau national se situe aux alentours de 3 000 à 3 200 €/m² (e-immobilier.credit-agricole.fr, avril 2026), un chiffre qui cache de fortes disparités locales à affiner.
Prix d'acquisition et frais annexes
Le prix d'acquisition ne se limite pas au montant affiché dans l'annonce. Il faut y ajouter l'ensemble des frais liés à l'achat, que l'on nomme souvent "frais de notaire", mais qui comprennent en réalité :
- Les émoluments du notaire, qui sont réglementés.
- Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), qui constituent la plus grande partie de ces frais.
- Les frais de formalités et débours.
- La contribution de sécurité immobilière.
Il faut également inclure les éventuels frais d'agence immobilière, les frais de dossier de la banque et le coût de la garantie du prêt (hypothèque ou caution). Si des travaux sont prévus, leur montant doit être précisément chiffré par des devis et ajouté au coût global. Oublier l'un de ces postes, c'est déjà fausser la base du calcul de rentabilité.
Loyer de marché : comment l'estimer objectivement
Estimer le loyer est une étape critique. Une surévaluation conduit à un rendement théorique flatteur mais irréaliste, augmentant le risque de vacance locative. Pour une estimation objective, il faut se baser sur le marché réel.
Consultez les annonces de biens similaires dans le même quartier (surface, nombre de pièces, état, prestations). Ne vous fiez pas uniquement aux loyers affichés, mais essayez de savoir à quel prix les biens se louent effectivement. Des outils en ligne comme les observatoires locaux des loyers ou des sites spécialisés peuvent fournir des fourchettes de prix fiables. Si le bien est soumis à un plafonnement de loyer (dispositif fiscal, zone tendue), la simulation doit impérativement respecter ce plafond légal. Pour une approche prudente, il est souvent conseillé de prendre une hypothèse dans la fourchette basse du marché. Cela permet de créer un matelas de sécurité dans votre simulation investissement locatif 2026.
Charges déductibles et régime fiscal à choisir
Le choix du régime fiscal est déterminant pour la rentabilité nette-nette.
- Le régime micro-foncier : Il s'applique si vos revenus locatifs sont inférieurs à 15 000 € par an. Il offre un abattement forfaitaire de 30 % sur les loyers déclarés. Simple, il est intéressant si vos charges réelles sont inférieures à ce pourcentage.
- Le régime réel : Obligatoire au-delà de 15 000 € de revenus locatifs ou sur option, il permet de déduire l'ensemble des charges pour leur montant exact. Les charges déductibles incluent les intérêts d'emprunt, la taxe foncière, les frais de gestion, les assurances, et les travaux d'entretien ou d'amélioration. Ce régime est souvent plus avantageux si vous avez un crédit en cours ou si le bien nécessite des travaux. Il permet également de créer un déficit foncier, imputable sur votre revenu global. Le simulateur doit permettre de comparer les deux options pour voir laquelle optimise votre impôt sur investissement locatif.
CAS PRATIQUE CHIFFRÉ : simuler un Denormandie en zone éligible
Pour illustrer le fonctionnement d'un simulateur, prenons un cas concret : l'achat d'un appartement ancien à rénover dans une zone éligible au dispositif Denormandie. Ce dispositif offre une réduction d'impôt calculée sur le prix total de l'opération (achat + travaux), conditionnée à la location du bien sous certains plafonds de loyer et de ressources du locataire. L'objectif ici est de voir comment l'avantage fiscal modifie la rentabilité finale.
💡 À noter : Les résultats d'une simulation sont toujours indicatifs. Ils dépendent de votre situation personnelle (notamment votre tranche marginale d'imposition) et des données saisies. Pour une analyse complète, il est recommandé de consulter un professionnel de la gestion de patrimoine.
Étape 1 : paramétrer le bien et le financement
Imaginons l'achat d'un T2 de 50 m² à Limoges, ville éligible au Denormandie.
- Prix d'achat (frais d'agence inclus) : 100 000 €
- Frais de notaire : environ 8 000 €
- Montant des travaux de rénovation (éligibles) : 35 000 € (les travaux doivent représenter au moins 25% du coût total de l'opération).
- Coût total de l'opération : 100 000 + 8 000 + 35 000 = 143 000 €.
- Financement : Apport de 13 000 €, emprunt de 130 000 € sur 20 ans.
- Loyer mensuel estimé (respectant le plafond local) : 550 €, soit 6 600 € par an.
- Charges annuelles (taxe foncière, copropriété, PNO) : 1 200 €.
À ce stade, la rentabilité brute est de 4,6 % (6600 / 143000) et la rentabilité nette de charges est de 3,7 % ((6600-1200) / 143000). Voyons maintenant l'impact fiscal.
Étape 2 : intégrer la réduction Denormandie dans le simulateur fiscal
L'investisseur s'engage à louer le bien pendant 9 ans. La réduction d'impôt Denormandie sera de 18% du prix de revient (plafonné à 300 000 €), étalée sur 9 ans.
- Base de calcul de la réduction : 100 000 € (achat) + 35 000 € (travaux) = 135 000 €.
- Réduction d'impôt totale : 135 000 € x 18 % = 24 300 €.
- Réduction d'impôt annuelle : 24 300 € / 9 ans = 2 700 €.
Cette réduction vient directement en déduction de l'impôt sur le revenu à payer chaque année. Le site service-public.fr (fiche F35011) mentionne des plafonds de réduction pouvant atteindre +9 499 € ou +10 055 € sur la durée totale de l'avantage, selon les situations. Dans notre cas, nous utiliserons le simulateur officiel IR/IFI de la DGFiP, disponible sur simulateur-ir-ifi.impots.gouv.fr, pour intégrer cette réduction et calculer l'impôt final. On y reportera les revenus fonciers (calculés au régime réel) et on appliquera la réduction d'impôt dans la case dédiée aux investissements locatifs.
Étape 3 : lire et interpréter le résultat
En utilisant le simulateur de la DGFiP, l'investisseur (avec un revenu net imposable de 40 000 € avant l'opération, soit une TMI de 30%) constate deux effets majeurs :
- Le revenu foncier imposable est faible, voire négatif (déficit foncier) : Au régime réel, il déduit les charges (1 200 €) et les intérêts d'emprunt (par exemple 4 000 € la première année). Le revenu foncier imposable devient : 6 600 - 1 200 - 4 000 = 1 400 €. L'impôt sur ces revenus sera de 1400 * (30% + 17,2%) = 661 €.
- La réduction d'impôt diminue directement l'impôt global : L'impôt total calculé sur tous ses revenus est diminué de 2 700 € par an grâce au Denormandie.
Le cash-flow annuel du projet est donc : Loyers (6600) - Charges (1200) - Mensualités crédit (ex: 8400) - Impôts sur RF (661) + Réduction d'impôt (2700) = -961 €, soit un effort d'épargne d'environ 80 €/mois. Sans la réduction d'impôt, l'effort d'épargne aurait été de 338 €/mois. La simulation démontre que le dispositif fiscal rend le projet beaucoup plus soutenable.
Les simulateurs officiels à utiliser en 2026
Pour réaliser une simulation d'investissement locatif fiable, il est fortement recommandé de s'appuyer sur les outils mis à disposition par l'administration française. Ces simulateurs officiels sont gratuits, anonymes et basés sur la législation en vigueur, ce qui garantit la justesse des calculs, notamment sur le plan fiscal. Ils constituent une base de travail indispensable avant de s'engager.
Utiliser ces outils permet de se prémunir contre les calculateurs commerciaux parfois simplistes ou orientés. Les simulateurs gouvernementaux, bien que parfois moins ergonomiques, ont l'avantage de couvrir l'ensemble des cas de figure et d'intégrer les niches fiscales et les plafonds en vigueur pour l'année de simulation. C'est la garantie d'une projection basée sur les mêmes règles que celles qui seront appliquées pour le calcul de votre impôt réel. Un guide complet investissement locatif 2026 doit toujours débuter par cette étape de simulation rigoureuse.
De plus, pour un accompagnement optimal, il peut être intéressant de se pencher sur l'investissement locatif clé en main.
Le simulateur IR/IFI de la DGFiP
L'outil le plus puissant pour la partie fiscale de votre simulation est le simulateur de calcul de l'impôt sur le revenu et de l'IFI, disponible sur le site impots.gouv.fr. Pour l'année 2026, il permet de calculer l'impôt sur les revenus de 2025.
Ce simulateur permet de :
- Déclarer vos revenus fonciers en choisissant le régime micro-foncier ou le régime réel.
- Appliquer les abattements et déduire les charges correspondantes.
- Intégrer les réductions et crédits d'impôt liés aux dispositifs d'investissement locatif (Denormandie, Loc'Avantages, etc.).
- Visualiser l'impact direct de l'investissement sur votre impôt final et votre taux marginal d'imposition.
Son utilisation est essentielle pour passer de la rentabilité nette de charges à la rentabilité nette-nette, la seule qui compte vraiment. Il est anonyme et permet de tester différents scénarios.
Le simulateur de zone Denormandie sur service-public.fr
Avant même de simuler la partie financière, il faut vérifier l'éligibilité du bien au dispositif envisagé. Pour le Denormandie, qui cible l'investissement dans l'ancien avec travaux dans certaines communes, le site service-public.fr propose un outil de zonage.
Ce simulateur permet de renseigner l'adresse du bien envisagé et de savoir instantanément s'il se trouve dans une commune éligible au dispositif. C'est une étape préalable obligatoire, car une erreur sur la zone rendrait toute la simulation fiscale caduque. Le site fournit également toutes les informations à jour sur les conditions à respecter (nature des travaux, plafonds de loyers et de ressources des locataires) pour bénéficier de l'avantage fiscal. C'est une source d'information de premier plan pour sécuriser son projet.
Le dispositif Relance logement (Jeanbrun) : ce que le simulateur doit intégrer en 2026
Introduit par la loi de finances pour 2026, le dispositif "Relance logement" (parfois appelé "Jeanbrun") est une nouvelle variable importante à intégrer dans les calculs. Selon les informations publiées par economie.gouv.fr (2026), ce mécanisme est ouvert à tous les investisseurs particuliers sans condition de ressources.
Ce dispositif permet, selon une communication de service-public.fr (février 2026), de déduire des revenus locatifs certaines charges spécifiques, ce qui vient réduire l'assiette imposable. Au moment de réaliser une simulation en 2026, il est donc crucial de prendre en compte ces nouvelles déductions possibles. Faute d'un simulateur dédié au lancement du dispositif, il faudra intégrer manuellement ces charges déductibles supplémentaires dans le calcul des revenus fonciers au régime réel sur le simulateur de la DGFiP. Cela aura un impact direct sur le montant de l'impôt foncier et donc sur la rentabilité nette-nette.
ERREUR COURANTE : confondre rendement brut et rentabilité réelle
L'une des erreurs les plus fréquentes et les plus coûteuses pour un investisseur débutant est de s'arrêter au rendement brut. Ce chiffre, souvent mis en avant par les vendeurs, est séduisant mais profondément trompeur. Il omet la totalité des frais et des impôts qui viendront grever la rentabilité réelle de l'opération. Baser sa décision d'achat sur un rendement brut de 7% sans analyser les charges et la fiscalité peut mener à une rentabilité nette-nette de 3% et à un cash-flow négatif imprévu.
Cette confusion conduit à une sous-estimation systématique de l'effort d'épargne mensuel nécessaire pour équilibrer l'opération. L'investisseur pense que les loyers couvriront la mensualité du crédit et les frais, alors qu'en réalité, un apport personnel mensuel sera requis. Une simulation complète et honnête, incluant tous les paramètres, est le seul rempart contre cette désillusion. Elle permet de transformer une promesse de rendement en une projection financière réaliste.
Pourquoi le rendement brut peut induire en erreur
Le rendement brut est un mirage car il repose sur une hypothèse fausse : que 100% des loyers encaissés se transforment en profit. Or, un bien immobilier est une entité vivante avec des coûts de fonctionnement incompressibles. Les charges de copropriété dans un immeuble ancien, une taxe foncière élevée dans une métropole dynamique, ou des assurances obligatoires sont autant de postes qui réduisent le revenu disponible.
Un rendement brut de 8% sur un petit appartement dans un immeuble ancien avec des charges élevées peut finalement être moins rentable qu'un rendement brut de 5% sur un bien récent avec de faibles charges. Le brut ne dit rien sur la qualité de l'actif, son état, ou son environnement fiscal et réglementaire. Il est un indicateur de volume, pas de performance. Le seul chiffre pertinent est celui qui reste après que tous les créanciers (syndic, État, banque) ont été payés.
Il est important de ne pas confondre ce chiffre initial avec le rendement réel de l'investissement locatif.
Les postes de charges systématiquement oubliés
Dans l'enthousiasme d'un projet, certains postes de dépenses sont systématiquement minimisés, voire totalement oubliés des calculs rapides. Leur impact cumulé est pourtant considérable.
- La vacance locative : Il est prudent de provisionner au moins un mois de loyer par an pour couvrir les périodes entre deux locataires.
- Les provisions pour gros travaux : La toiture, la façade, la chaudière... Un simulateur sérieux doit intégrer une ligne pour provisionner ces futures dépenses.
- Les frais de gestion locative : Si vous passez par une agence, ils représentent entre 6% et 9% des loyers encaissés.
- La taxe foncière : Souvent oubliée, elle peut représenter plus d'un mois de loyer.
- L'assurance propriétaire non-occupant (PNO) et l'éventuelle garantie loyers impayés (GLI).
Omettre ces éléments dans votre simulateur investissement locatif ne les fera pas disparaître dans la réalité. Ils viendront simplement dégrader votre cash-flow sans que vous l'ayez anticipé.
Dispositifs fiscaux 2026 à intégrer dans votre simulation
En 2026, plusieurs dispositifs fiscaux peuvent être intégrés dans une simulation d'investissement locatif pour en optimiser le résultat. Ces mécanismes, conçus pour encourager l'investissement dans certains types de biens ou de zones, agissent principalement en réduisant l'impôt sur le revenu de l'investisseur. Il est essentiel de bien en comprendre les conditions pour les paramétrer correctement dans un simulateur.
Chaque dispositif a ses propres règles : zonage géographique, nature du bien (neuf, ancien avec travaux), plafonds de loyer et de ressources pour les locataires, et durée d'engagement de location. Selon les informations de service-public.fr (2026), les principaux leviers actifs cette année sont le Denormandie, Loc'Avantages, et le nouveau dispositif Relance logement. Leur impact sur la rentabilité nette-nette peut être significatif, transformant parfois un projet à l'équilibre en une opération dégageant un cash-flow positif. Il est crucial de consulter les sources officielles pour vérifier son éligibilité et les conditions précises.
📌 Important : L'éligibilité à ces dispositifs dépend de votre situation personnelle et des caractéristiques précises du bien. Une simulation ne remplace pas une vérification approfondie des conditions légales.
Denormandie : pour l'ancien rénové en zone tendue
Le dispositif Denormandie vise à encourager la rénovation de logements anciens dans des centres-villes dégradés. Pour être éligible, le bien doit se situer dans une des communes labellisées "Cœur de ville" ou ayant signé une opération de revitalisation de territoire (ORT).
Dans un simulateur, son impact se mesure à deux niveaux :
- Une réduction d'impôt : Elle est calculée sur le coût total de l'opération (prix d'achat + travaux) et étalée sur la durée de location (6, 9 ou 12 ans).
- Des contraintes à paramétrer : Le loyer doit respecter les plafonds locaux, ce qui peut limiter le rendement brut par rapport au marché libre. L'outil de zonage de
service-public.frest indispensable pour valider ce paramètre avant tout calcul.
Loc'Avantages : loyer plafonné contre réduction fiscale
Le dispositif Loc'Avantages, qui a remplacé le "Louer Abordable", propose une réduction d'impôt aux propriétaires qui louent leur bien à un loyer inférieur aux prix du marché, à des locataires sous conditions de ressources.
La simulation doit ici modéliser un arbitrage :
- D'un côté, un loyer plus faible : Le simulateur doit intégrer un revenu locatif décoté par rapport au marché (trois niveaux de loyers sont possibles : loc1, loc2, loc3).
- De l'autre, une forte réduction d'impôt : La réduction est calculée sur les loyers bruts encaissés. Son taux est d'autant plus élevé que le loyer est bas. Ce dispositif s'adresse aux investisseurs dont la tranche marginale d'imposition est élevée et qui privilégient la sécurité et l'avantage fiscal au rendement locatif pur. La simulation est essentielle pour trouver le bon équilibre.
Relance logement (Jeanbrun) : le nouveau dispositif 2026
Le nouveau venu pour 2026 est le dispositif "Relance logement", aussi connu sous le nom de "dispositif Jeanbrun". Selon economie.gouv.fr (2026), il est accessible à tous les particuliers sans conditions de ressources, ce qui en fait un outil potentiellement très large.
Son mécanisme principal, tel que décrit par service-public.fr (février 2026), consiste à permettre la déduction de nouvelles charges des revenus locatifs. Pour une simulation, cela signifie qu'en régime réel, la liste des dépenses déductibles s'allonge, ce qui diminue d'autant le revenu foncier imposable. L'effet est direct sur l'impôt et les prélèvements sociaux. Pour simuler son impact, il faut lister précisément ces nouvelles charges autorisées et les soustraire des loyers bruts dans le calcul du revenu net foncier sur le simulateur de la DGFiP. Cela peut rendre le recours au régime réel encore plus attractif. Il est crucial d'obtenir la liste exacte des charges éligibles via les textes officiels pour une simulation juste.
Sources
- service-public.gouv.fr
- service-public.gouv.fr
- simulateur-ir-ifi.impots.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- economie.gouv.fr
- e-immobilier.credit-agricole.fr
- boursorama.com
- service-public.gouv.fr
Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.
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Foire aux questions
Comment fonctionne un simulateur d'investissement locatif ?
Un simulateur d'investissement locatif est un outil qui calcule la performance financière d'un projet immobilier. Il intègre le prix d'achat, les frais, le loyer estimé, les charges (copropriété, taxe foncière) et la fiscalité (régime, impôts) pour fournir des indicateurs clés comme la rentabilité brute, nette de charges et nette après impôts, ainsi que le cash-flow mensuel.
Quelle est la différence entre rentabilité brute et rentabilité nette ?
La rentabilité brute est un calcul simple : (loyer annuel / prix d'achat) x 100. La rentabilité nette est plus précise : elle déduit du loyer annuel toutes les charges non récupérables (taxe foncière, frais de gestion, assurance). La rentabilité nette-nette, la plus réaliste, intègre en plus l'impact de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux.
Quels dispositifs fiscaux peut-on intégrer dans un simulateur locatif en 2026 ?
En 2026, les principaux dispositifs à intégrer sont le Denormandie (pour l'ancien avec travaux en zones éligibles), Loc'Avantages (loyer modéré contre réduction fiscale) et le nouveau dispositif "Relance logement" (dit Jeanbrun), qui permet de déduire certaines charges spécifiques. Chacun modifie le calcul de l'impôt final.
Où trouver un simulateur officiel gratuit pour l'investissement locatif ?
Les outils officiels et gratuits sont les plus fiables. Le simulateur de calcul de l'impôt sur le revenu de la DGFiP (impots.gouv.fr) est essentiel pour la partie fiscale. Le site service-public.fr propose des simulateurs pour vérifier l'éligibilité d'une commune à certains dispositifs comme le Denormandie.
Comment calculer le rendement locatif net après impôts ?
Pour calculer le rendement net après impôts (ou "net-net"), vous devez partir du loyer annuel, soustraire toutes les charges (copropriété, taxe foncière, assurances, intérêts d'emprunt au régime réel), puis déduire l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux dus sur ce revenu foncier net. Le résultat est ensuite divisé par le coût total d'acquisition.
Le dispositif Relance logement (Jeanbrun) est-il intégrable dans une simulation ?
Oui, le dispositif Relance logement, introduit par la loi de finances pour 2026, est à prendre en compte. Bien qu'un simulateur dédié n'existe pas encore, ses avantages (déduction de charges spécifiques) doivent être intégrés manuellement dans le calcul des revenus fonciers lors de l'utilisation du simulateur d'impôt sur le revenu de la DGFiP pour obtenir une estimation fiable.
